Pour bien suivre

Personnages par ordre d'apparition:
Cochaoïne: moi
M.: amie proche
S.: un ex
Y. un pote de S.
C. un ex
Lyan : un pote un peu tox
Gabby: un pote à Lyan
Vinz: mon pote de n'internet qui habite loin
Mookie: un de mes amis les plus proches
M.J.: l'ex à Vinz
Mimi: amie avec qui je suis en cours
Crayola: ma cousine-voisine
Adi: un désir de collégienne jamais assouvi
Célia: cousine très proche ds le temps
Bry: un pote TRES TRES proche (mon copain maintenant)
Charly: un "ex" de mes 16 ans
Arno: bon pote d'il y a quelques années
Mad: le frère à Bry
Denis: un ami photographe
Christie: une ancienne fréquentation de collège
Drake: le copain à Christie
Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 12:30

6 mois que je n'ai pas écrit. Tant de choses qui se sont passées. Des biens, et des nettement moins bien.
Après notre petite aventure (holààà que c'est loin, quand je relis ça, j'en oublie jusqu'à la situation dans laquelle on était ...).
Après toutes ces aventures, je crois qu'il s'en est encore passées d'autres, et puis, on a fini par se mettre ensemble, pour de vrai. Parce qu'il fallait coller un nom à la relation, et que, vu qu'il a une fille, fallait un truc sérieux. Ou pas. Mais pas entre les deux.
Juin, juillet, août, magnifique. on s'découvre des tas de points communs, surtout le hardstyle, on va en teuf, en Suisse, en Allemagne, en Hollande. On part en République Tchèque pendant une semaine, on se dit "Je t'aime", et je ne dis jamais "je t'aime", je le pense, du moins je pense que je le pense. Excités comme des puces, on fait des draps un bordel sans fin, de la vie une débauche sans limites, on s'en fout de tout, à part de nous.
On dort tantôt chez mes parents, tantôt chez les siens. Sa fille vient un week-end sur deux et c'est la mère à Drake qui s'en occupe, on a du temps pour nous. On en profite. Il est passionné. Je le suis deux fois plus.
Je fais connaissance de son ex-femme, la mère de Priscilla (sa fille), et de son ex, qu'il considère depuis leur rupture comme sa "frangine", Magalie. Je m'entends bien avec elle, je n'ai pas de craintes, elle est sympa, très sympa, et elle a des problèmes avec son mec qui la fait mariner depuis deux ans. Il lui promet de quitter sa femme actuelle pour aller vivre avec elle. Bref, parenthèse.

Et puis, en Août, alors qu'on était dans un camping à un festival, la mère de Drake appelle.
Magalie était venue garder Priscilla et ses cousins à la maison des parents, qui étaient partis.
Ça, c'était prévu. Ce qui n'était pas prévu, c'est qu'elle invite une copine à elle qui a emmené ses deux jumeaux, qui ont foutu la merde dans la nouvelle piscine fraîchement installée. Par dessus le marché, Magalie est entrée sans vergogne dans la chambre que Drake et moi avions dans cette maison pour montrer à sa copine à quel point on était bordélique et à quel point on avait un mauvais train de vie. Et à quel point ça sentait la beuh dans la chambre, que Drake s'était remis à fumer et qu'elle en était sûre, et qu'elle ne comprenait pas comment la mère de Drake pouvait accepter ça. (pour info, ce qu'elle a cru sentir comme de la beuh, c'était un espèce d'encens contre les moustiques qu'on avait allumé dans la chambre et qui surpuait le géranium -ouais je sais, normalement ça s'allume qu'à l'extérieur, mais on en est pas mort) Ah la bonne samaritaine.
Ça a foutu les nerfs à la mère de Drake (qui l'a copieusement traitée de salope), à Drake, et à moi par la même occasion. Je voyais pas quel besoin elle avait de venir cracher son venin juste parce que Mademoiselle n'arrive pas à être heureuse dans sa vie.

Bref, aujourd'hui, il n'y a plus que moi qui lui en veut encore, tout le monde lui a pardonné. J'ai développé un dégoût et une haine très forte à l'encontre de cette nana. Surtout quand j'ai appris que Drake la connaît depuis son enfance et qu'ils ont vécu 7 ans ensemble.

Revenons à nos moutons.
Septembre : je reprends les cours. A partir de là, tout se dégrade. La relation s'essouffle, je vais mal à cause des études, il a pardonné à Magalie comme si elle n'avait jamais rien dit, jamais rien fait. La petite et moi on s'éloigne, on s'entend moins bien, elle n'arrête pas de me parler de Christie, ce qui avait le don de m'énerver, elle devient insolente et capricieuse. Elle l'était peut-être déjà, mais on ne s'en occupait pas plus que ça, on ne devait pas s'en rendre compte. Les courses deviennent un enfer, les week-end, je fais la gueule.
Une MST débarque, nous scinde un peu, embrouille. Trop compliquée à expliquer. Depuis, rien ne va. Ou plutôt, ça va un jour sur trois. Distants, on ne se confie pas, la relation est devenue fade. Le sexe m'intéresse de moins en moins, je lui en veux de garder contact avec cette fille alors que quand j'ai osé allé voir Bry, il m'a fait toute une scène de jalousie genre "il va essayer de te reconquérir" ..., je lui en veux de se laisser mener en bateau par une petite fille qui a 7 ans, qu'il la laisse nous séparer, et le garder pour elle. Je lui en veux d'être encore dépendant de sa mère et d'avoir parlé de la MST à Magalie. Je lui en veux de ne jamais me faire ne serait-ce qu'un massage pendant la semaine du mois qui craint chez la fille alors que je le prive pas de "ce qu'il faut" pendant cette période. Je m'en veux de lui en vouloir, de ne plus être heureuse, de toujours faire la gueule, de ne pas être mieux que cette Magalie qui est si jolie, si sympa, si "à l'écoute", qui s'entend si bien avec Priscilla ..
Pire depuis qu'on a emménagé ensemble. On s'aime, on s'aime plus, on se menace de se quitter, on revient, on se supporte. Il m'aime, mais je sais pas. Je ne sais pas pourquoi il reste avec moi.
Parfois je me dis que c'est pour le sexe, parfois je me dis que c'est pour pas être seul et qu'il ne veut pas me quitter pour garder une certaine stabilité, vis-à-vis de sa fille, pour pas la faire souffrir et qu'elle reste pas sans rien capter à la vie, aux yeux de sa famille qui nous voit comme le couple parfait, aux yeux de tout le monde. Je ne sais pas ce qu'il attend de moi, mis je ne sais pas si je vais tenir dans cette situation. Je l'aime, c'est sûr, mais je ne supporte pas la situation actuelle. J'ai peur de le perdre, si je lui dis ce que je pense de Magalie. Je n'aimerais pas qu'il n'aime pas mes amis ... J'ai peur de le perdre si je lui dis que je ne supporte plus mes week-end un week-end sur deux. Je n'aimerai pas qu'il se dire que je suis comme Christie.

Voilà, c'est vite raconté, il manque plein d'éléments de l'histoire .. mais si je devais tout écrire, ça ferai sans doute un bouquin.

Par Cochaoïne
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 17:58
10 jours presque, ç'a beaucoup évolué.
Après notre première nuit, nous étions donc à la soirée avec M. il m'envoyait toujours beaucoup de messages enflammés.
Comment se comporter ce soir-là? Je lui ai dit qu'on allait sûrement rester sages face à M. et lui m'a dit que ça serait bien difficile et que tant pis.
Résultat des courses : rien de voyant, on s'effleurait quand on le pouvait, quand M. avait le dos tourné. Même si on était bien bien proches et que ça devait sembler louche étant donné qu'on était pas sensés se connaître plus que ça ... Mais bon, passons. Du coup, j'étais frustrée toute la soirée et le matin, quand on arrive devant la maison de mes parents, je suis pire que dégoûtée. Il devait rentrer chez ses parents pour récupérer sa fille à 9h et on n'avait même pas pu faire quoique ce soit.

Pendant tout le trajet du retour j'ai essayé de trouver une solution : oublier un portefeuille dans sa voiture et dire à M. que j'allais le rechercher pour pouvoir au moins l'embrasser, ou faire comprendre à M. que j'allais encore parler un peu, ou tout simplement, réussir à le faire dormir à la maison. La dernière était la solution rêvée.
Il se range devant mon portail. Je regarde sa tête. Il est près de 7h du matin. Il a les yeux rouges de fatigue. Je saisis l'occasion: "Si tu veux tu peux te poser un peu, il y a un canapé et mes parents sont pas là." "Mouais, j'sais pas trop." "Bon, tu veux un café au moins". Il a été preneur. Je suis rassurée.
J'ignore s'il a un peu joué la comédie ou non, mais il a très bien fait le gars mort de fatigue. Ok pour dormir là. Un peu.
Alors déjà j'élabore mon plan pour que l'on puisse passer un peu de temps ensemble.
Lorsqu'il va enlever ses lentilles noires qui lui vont à ravir, je le rejoins discrètement dans la salle de bain. Je chuchote : "J'essaierai de te rejoindre dès que M. sera endormie, mais surtout ne m'attends pas, endors-toi." Son sourire s'étend jusqu'aux oreilles. Je suis fière de moi.
J'arrête pas de passer dans le salon avant d'aller me coucher, pour voir s'il dort, pour savoir quand il va devoir repartir, pour le rassurer de ma venue...
Puis je me couche, dans mon lit, avec M. sur le matelas juste à côté. Il est 8h. Je me dis qu'à 8h30, elle devrait être en tain de dormir, et qu'à ce moment là, je m'éclipserai.
J'ai du mal à rester éveillée, et au bout de 10 minutes je m'endors. Avec chance, je sais que je ne devrais pas, donc je me réveille toutes les 5 minutes.
8h30 : M. a l'air de dormir et de respirer fort. Je me lève. Discrètement. Enfin j'essaie. Je vais dans le salon, il ne dort pas. Je l'engueule gentillement :" Mais pourquoi tu ne dors pas? Tu vas être complètement mort! Je t'avais dit de pas m'attendre, je t'aurai déjà réveillé!" Bon, il n'en dit pas grand chose, comme à son habitude. Il ne parle pas beaucoup en face à face.
On s'enlace. Je lui dis que je ne reste pas longtemps car M. ne doit pas nous capter. On est d'accord.
Au final, nous restons collés jusqu'à midi il me semble, peut-être même une heure. On s'est câliné, et on a dormi, enlacés.
Au final, on s'en foutait. M. m'a en effet cherchée mais ne m'avait pas trouvé. Je lui ai dit que j'étais allée discuter avec Drake ... Elle m'a crue... ! Finalement, il ne devait pas partir à 9h, et même il est parti en retard, comme toujours.
Il part, on se peut pas s'embrasser pour se dire au revoir car M. nous accompagne. On s'est lancés un regard plein de désespoir!
Plus tard, il me dit qu'il a remballé Christie et qu'elle va sûrement finir dépressive et suicidaire. Et qu'il est un peu perdu car il ne sait pas quoi coller comme nom sur notre relation. Mais que de toutes façons, il est tout chose avec moi. et qu'il aimait me voir.
Moi je lui ai dit que j'adorais le voir aussi, mais je n'avais pas besoin d'avoir une étiquette collée sur la relation parce que ça instaurait directement des règles à suivre (genre les règles à la con qu'on doit suivre quand on est en couple) et que je n'en avais pas forcément besoin mais que s'il voulait qu'on se fixe, on se fixera. il n'a pas tout saisi, et je crois, aujourd'hui, qu'en fait il a même dû mal saisir.  Plus tard, il me dit même qu'il commence à trouver le temps long sans moi. Ç'aurait du me faire peur. Mais je commençais à ressentir un peu la même chose.

Et puis, question fatale : il me demande s'il peut venir au barbecue qu'on organise le lendemain. Gros problème, il y a Bry. Et puis les autres, comment leur expliquer sa présence et pas celle de Christie? Je l'avais donc automatiquement exclu de ce truc. Mais là, quand il m'a demandé, en sachant qu'on se manquait, mon sang n'a fait qu'un "On s'en fout, viens". Puis il devait commencer à midi le barbeuk, vu que c'était le dimanche veille de pentecôte et il comptait venir à minuit, donc voilà, pas trop de souci. Quand je lui dis que minuit c'est loin, i le me dit mais minuit tout à l'heure (il était 20h) mais bon, fallait dormir un peu. Il finit par me donner un câlin ,qu'il aime mon odeur et qu'il essaiera de venir plus tôt. Et qu'il aurait voulu ne pas partir l'après-midi (le samedi). Il me rend dingue, j'vous jure!

Le lendemain, le barbeuk dans les collines pas loin de chez mes parents. Tout commence bien, il fait beau. Mais je flippe à l'idée que Bry et Drake soient confrontés. Mais y'a eu pire. Crayola. Elle est venue avec son chéri en début d'après-midi ,et j'avais trop peur qu'on se retrouve tous les trois, surtout que son chéri à elle, ben voilà il serait pas très réceptif, je pense. Il connaît Christie. Et bien.
Toute l'après-midi, j'attends Drake. Enfin, il arrive. Ouf, Crayola est partie.(en plus, elle m'a dit ,quand je suis allée la chercher, qu'elle avait vu sur ma terrasse un mec en fut large et blanc et qu'elle savait que c'était lui.. je lui ai avoué qu'on était allés en boîte avec lui et M.)  mais il y a Bry? De toutes manières il sait qu'on était en boîte avec lui, donc il peut se douter que j'ai proposé ça la veille...Pourquoi pas de Christie, ça, je ne peux pas justifier.
Mais bon, Bry a fait la gueule toute l'aprem pare que je ne répondais pas à ses avances.
Vers 18h, il commence à pleuvoir. On bouge à la maison de mes parents. La fête se passe. Vers minuit-1h, je m'embrouille avec Bry. Il part se coucher, on ne se parle plus. Plus tard, vers 4h, je me fais la malle avec Drake pour qu'on puisse passer un peu de temps ensemble. On s'pose sur un banc. On profite, on discute, on se caresse. On ne voit pas le temps passer, on reste presque une heure. M; doit me chercher partout, il faut qu'on y aille !
Quand on revient, en effet elle me cherchait partout : " MAIS T'ETAIS OU?" Euh ... partie discuter avec Drake. Ça passe, encore une fois.
Elle va alors direct se coucher. Situation qui m'arrange : Bry est posé sur mon lit et c'est une pote à moi qui est sur le matelas. M. est sur le canap, et voilà; On aurait pu poser un matelas dans le salon ,avec tout le monde, mais y'a pas moyen. Alors, on décide de prendre le grenier d'assaut. Il n'y a qu'un lit 1 place. Tant mieux.
On commence à faire l'amour, mais on a pas de capote. Déjà que le 8 au soir (eh oui on s'était encore vu à mon appart' ce soir là) ce magnifique moyen de contraception est rester en moi et que j'ai du prendre la pilule du lendemain....Alors on doit s'arrêter. On avait du mal, beaucoup de mal. Bien sûr c'est moi qui ai fait forcing. On a aussi arrêter parce qu'on arrêtait pas d'entendre des bruits. je ne sais pas si c'était de la paranoïa mais on n'avait pas trop envie de se faire capter emboîtés comme des legos...
Puis je me suis fait violence, pour descendre. J'ai vu dans son expression qu'il ne voulait pas que je le laisse. Mais c'était la meilleure chose à faire pour notre survie. C'était horrible de le laisser pour dormir avec M. En plus, en haut, dans le grenier, seul. J'avais peur qu'il m'en veuille. Est-ce qu'il a dormi? 40 minutes, et il est parti.
Après ça, j'ai eu des doutes; Est-ce qu'il faut continuer? Arrêter? J'avais eu envie d'arrêter; Mais dès que je sous-entend cette hypothèse il me dit "Ok je t'embête plus, mais j'aime vraiment te voir, j'veux pas qu'on arrête et j'ai tout le temps envie de toi". Comment tu veux que je ne craque pas???

Donc j'étais perdue, je ne savais plus quoi faire, et j'avais l'impression de mentir à Bry, qui était toujours en proie à espérer un recollage pendant que je batifolais dans le grenier ... Il y a eu de la suite dans les événements, mais ça fera l'objet d'un autre article.
Par Cochaoïne
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 23:34
Depuis qu'on s'est quitté, donc, il m'envoyait des messages du style "J'ai trop aimé, faut qu'on se refasse ça".
Le soir même et les autres jours, c'est devenu moins ... ou plutôt plus sérieux.
J'crois qu'en fait, il s'est vraiment emballé. L'idée m'a traversé un moment, qu'il puisse se foutre de ma gueule, on sait jamais.
Il m'a dit qu'il aurait jamais pensé qu'il puisse encore ressentir comme ça, qu'il se posait beaucoup beaucoup de questions.
Mais aussi qu'il avait toujours trop envie de venir chez moi.
Il va pas trop bien en ce moment, il n'en peut plus de Christie, et je crois que je suis celle qui l'a fait complètement réagir. Apparemment, j'arrive même à le faire sourire à distance.

J'sais pas ce que je lui ai fait. J'sais pas c'qui me trouve. J'ai essayé de lui dire qu'au bout d'un certain temps, il me trouverait vachement ennuyeuse, un truc dans le genre.
Il m'a rétorqué que lui il pensait que c'est moi qui en aurait marre au bout de deux heures à peine, et que jamais j'aurais pensé à tenter quoi que ce soit avec lui, qu'il avait aucune chance.
J'ai l'impression que chacun de notre côté, on voyait l'autre comme quelqu'un d'inaccessible, qui ferait jamais gaffe à l'autre. J'suis compréhensible?

J'le rends tout chose.
En fait il me sort des trucs qu'on m'a quasiment jamais dit. Et ça m'embarasse un peu. Enfin, c'est agréable, j'aime bien qu'on me prenne pour quelqu'un de mieux que ce que je suis. Mais je sais très bien que c'est ce qu'il dit maintenant, mais plus jamais ar la suite.

Sinon, j'l'ai vu aujourd'hui.
C'était nécessaire, parce que Christie samedi m'a demandé quand c'est qu'on retournerait en teuf.
Et en même temps, Drake m'a demandé de l'emmener à la prochaine. C'est donc un problème car il y en a une vendredi. Alors fallait que je sache ce qu'on décide, ce qu'on fait, comment elle est elle, est-ce qu'il a parlé avec ou non.
On devait se voir donc, comme des voleurs, à la gare, avant qu'il ne rentre, 10 petites minutes.
On se rejoint, on s'embrasse pas. Je nous considère pas comme étant ensemble, lui je sais pas.
Il est super tendu, super speed. Il tient pas en place. Il parle vite, et ne sait pas quoi dire par moments.
Il me livre qu'il n'a pas envie de rentrer, que  c'est l'horreur à l'appart; Je lui demande donc s'il a dit quelque chose à Christie. Rien sur nous, "c'est trop difficile". Et je le comprends parfaitement, et lui rassure qu'il faut qu'il prenne son temps. Mais il lui a dit qu'il en avait marre d'être pris pour un colloc', alors qu'il était sensé être son mec, et qu'ils ne se voient que très rarement.  Car elle prévoit ses week-end sans lui. Bref, il en a vraiment marre d'elle . Mais il doit rester parce qu'il n'a pas d'autres endroits où aller pour le moment. Et il m'a confié que ça allait être difficile à vivre. Il lui a donc dit que c'était fini. Et elle s'est excitée, et veut appeler le proprio, rompre le bail .. etc.


Crayola est au courant. C'est Drake qui lui a dit, vu qu'ils habitent ensemble et sont apparemment très complices. Mais elle ne m'en a pas encore parlé. j'avoue que ça me fait un peu chier qu'elle le sache. C'était ...notre petit secret. Mais bon en même temps, dimanche, quand Drake était là-bas et m'écrivait un message, Christie lui a sorti "T'écris à Coco?" Et il a répondu oui c't'enfoiré!

Tout cela se solde par un sérieux problème: Il doit gérer Christie, et moi Bry. J'avoue que je ne pense plus trop à lui. Et je suis une vraie hypocrite car il espère encore.
Seulement, je l'aime beaucoup et je ne veux pas le perdre. Il va me haïr, eut-être même devenir complètement détraqué. Il va souffrir à un oint... que je ne saurai gérer. Ni supporter. Et me mettre avec Drake va plomber tout mon réseau amical.Je ne sais pas si j'ai vraiment envie de renoncer à cette vie et à mes amis. Enfin à l'ambiance décontractée et pas prise de tête. Je n'ai vraiment pas envie d'introduire de la tension.
Et Christie aussi. Elle va me détester. J'm'entendais assez bien avec. Mais là, j'ai signé mon arrêt.

Est-ce que ce qui se passe entre nous est assez fort pour qu'on foute tant de choses en l'air?

Et puis, j'ai pas trop la conviction de vouloir me poser. Et je sais pas si c'est ce qu'il devrait faire après une relation aussi longue. J'aimerai lui dire qu'il devrait d'abord en profiter, mais j'ai peur qu'il croie que je ne veux pas de lui. Il a l'air de se prendre beaucoup la tête.
En réalité, j'aime bien ma liberté, je tombe amoureuse de 10 filles en une journée, et d'une demi douzaine de garçons chaque samedi soir. Il y a tellement de personnes que j'aimerai ramener dans mon lit, que je ne sais pas si je pourrai saurai faire preuve de fidélité...
Et d'un autre côté, c'est un peu mon idéal, il a tout ce qu'il (me) faut.

C'est vraiment compliqué toute cette histoire, et je me prends la tête au moins autant que lui.

Mais j'aime à me dire qu'il pense à moi tout le temps, et que je l'intimide. Un mec de 30 piges bientôt, qui craque sur une gamine comme moi.
Quand c'est qu'on va pouvoir repasser une nuit ensemble ... On se verra pas avant vendredi, et on sera accompagnés de M. ...
Par Cochaoïne
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 21:47
Mon dernier post était volontairement court, pour résumer l'essentiel et informer Lilou (et éventuellement la deuxième personne qui semble suivre ma petite vie tranquille) de la tournure des choses.

J'attendais tellement cette soirée. Même si j'appréhendais : qu'est ce que je fais, mais qu'est ce que je fais? Que va-t-il se passer?
Je l'ai cherché à la gare à huit moins vingt, et déjà dans les transports en commun on délire.
Il est beau, comme toujours, à la limite du sexy. Non, il est sexy. Il est tout ce que j'aime chez un mec.
Pour autant pas une fois dans la soirée je n'ai laissé porté à croire qu'on pourrait finir par y arriver.
En gros, jusqu'à 7-8h du lendemain, il ne s'est rien passé entre nous. On a discuté, beaucoup bu et déliré. Pour dire, la dernière fois que j'avais regardé l'heure il était 22h30 et pouf, je me suis retrouvée à 5h du mat', je ne sais pas comment. Black-out total de ce qu'on a pu faire entre-temps. J'étais hallucinée.
Il a tenu l'coup grâce à sa p'tite ligne, moi, parce que j'avais bien dormi. Mais voilà qu'à six heures et demi, à peu près, s'impose le coup de barre. On décide de se coucher.
Bien sûr, comme par hasard, dans mon vingt-et-un-mètres-carrés, il n'y a qu'un lit.
On se couche donc ensemble, et j'ai l'ingénieuse idée de mettre une robe qui se ferme dans la nuque pour dormir. Lui, d'abord, il se couche habillé. Puis il me dit qu'il va pas réussir à dormir comme ça. Alors je lui dis, d'un air désintéressé, qu'il a la permission de se foutre en calbute.
On s'allonge, je n'arrive pas à dormir. Anxieuse, il est à 20 centimètres de moi et je n'arrête pas de penser à lui.
Des dizaines et des dizaines de questions m'assaillent, me retournent, et je veux le dénouement.
Est-ce qu'on le fait? Et Christie? Est-ce qu'il le veut? Est-ce qu'il l'a déjà trompée avec une autre fille? Peut-être qu'il s'est fait chier? N'aurait-on pas fait la pire connerie de notre vie en se voyant ce soir? Est-ce qu'il m'apprécie toujours en robe?

Bref, que des conneries.
Alors j'lui dis : "On met un film, j'arrive pas à dormir".
Euuuuh ouais.
Il est 7h du matin, le réveil est programmé pour 8h piles car on doit partir à 9h, pour qu'il puisse aller chercher sa fille à l'école à 11h30.
D'un coup le temps me paraît trop court. On met le film.
Vers 7h30, je tourne une dernière fois la tête vers lui, et je me dis que cela devait sûrement se passer comme ça, il n'y aura rien, et c'est sûrement la dernière chose à faire. Je sombre dans la fatigue.
8h30: réveillée par la sonnette de l'appartement. Je m'effraie et Drake était en train d'essayer de me réveiller. Je ne suis pas si fatiguée, le voir à côté de moi, encore, me pulse. La sonnette n'arrête pas de retentir. Une peur atroce m'envahit lorsque je prends le portable en main: des dizaines d'appels de M. à qui j'avais dit la veille qu'on partirait à 9h pour rentrer chez mes parents (et faire ma fête d'anniv). J'écoute son message : "Oui j arrive dans quelques minutes , vu que tu m'avais dit qu'on partirait à 9h ... Blablabla" Pendant ce temps, contre toutes attentes, Drake se tourne vers moi, et me monte dessus, il se couche sur moi pendant que j'écoute mon message.
Je raccroche.
Mon discours n'est constitué que de "putain" alignés.
Je le regarde, je veux qu'il m'aide! Mais c'est pas en collant son corps contre le mien que ça va marcher...
J'pouvais pas ouvrir à M. elle aurait tout grillé. Et on peut pas lui dire, étant donné que le soir -même Christie aurait été là pour mon anniversaire, un coup en trop, et hop c'est lâché.J'étais sensée ramener Drake (avec M. dans la même voiture) aussi. Mais là c'était mort. M. aurait tout de suite compris ce qu'était en réalité ma soirée "top secret".  C'est lorsqu'il se résout à devoir prendre le train que mon coeur commence à se calmer.
Je ne répond à aucun appel de M., pas de messages, rien. Je me dis que je vais lui sortir l'excuse pas crédible pour un sou que j'étais endormie à ce moment là, et que j'avais rien capté. Elle l'a gobé. Avec difficultés, mais quand même, à force de persuasion.
il est déjà 9h passées. J'arrête pas de stresser. Et lui, il me regarde avec son air malicieux, et tellement imperturbable. J'adore.

Il s'allonge la tête sur mes cuisses, à la perpendiculaire. Alors, je mets mes mains sur son dos, et le parcours, des omoplates aux reins. Je le sais très bien, il n'existe presque rien d'aussi apaisant et excitant à la fois. Pression infime des ongles, "des dessins dans le dos", j'appelais ça comme ça quand j'étais petite. A chaque fois, il remontait un peu sa tête et son corps, pour que je puisse aller plus loin, plus bas. Et il s'est mis à me câliner la cuisse, à son tour. Après, la transition, je sais plus. Ah si, je crois qu'il a regardé pour son train. Il voulait prendre celui de 10h55.Et il devait être 10h. Je n'arrivais pas à me motiver. Et on a commencé à se prendre dans les bras, il m'embrassait dans le cou. J'avais des palpitations insoutenables, dues au stress d'avant, du peu de sommeil et de ce qui était en train de se passer; j'osais pas, j'osais rien faire, j'pensais à Chrisite. A ce qu'on était en train de lui faire. C'est sûr, c'est pas ma meilleure amie, mais j'étais bel et bien en train de lui faire un coup de pute, dans le dos.
J'savais que le soir même j'allais la voir, mais pas lui, et que j'devrai avoir le courage de soutenir un regard amical et un sourire semblant naturel. Et ça m'bouffait.
J'savais pas comment gérer la situation, j'en avais JAMAIS connu une comme ça.
10h30, toujours pas debout. On est enlacés et on se sert tellement fort qu'on pourrait fusionner. On n'arrive pas à se quitter. Et finalement, bien qu'il "stresse" pour avoir son train, il a rien fait non plus pour réussir à le prendre.
10h40. C'est même plus la peine d'y penser, on est même pas encore habillés.
Il regarde le prochain, qui est une heure après.
On n"a encore moins envie de se quitter, on s'est déjà embrassé, et caresser trop longtemps, mais pas assez.
Je n'en peux plus, et lui non plus je crois. je le regarde, cherche une réponse à la question "Peut-on le faire?" A chaque fois, il s'arrête en plein milieu de ses gestes. Parce qu'il ne faut pas, et en plus, y'a le train à ne pas rater. Déjà que son père doit aller chercher sa fille à sa place.
Il finit par s'allonger sur moi. Et là, je sens que c'est inévitable. Alors, comme il a son train et que ça le tracasse, je lui dis " Ecoute, ben c'est simple, on va casser le truc tout de suite, t'as des capotes". Bien sûr la réponse est non.
Mais ça ne fait rien au change. On en a toujours envie. Les choses intermédiaires ne sont pas à raconter, j'épargne les détails aux mineurs. Quand on a fini par se lancer, enfin juste avant, je lui ai dit qu'il fallait pas aller jusqu'au bout, parce que j'avais plus de contraceptif. Alors on a fait c'qu'on a pu, mais c'était tellement ... fou, qu'on n'en pouvais plus. On a du stoppé, c'était l'heure, et fallait pas faire encore plus de conneries. Je sais assez bien que chez les mecs ça peut partir vite ...On était bien dégoûtés.
Il a raté le deuxième train aussi, mais on était déjà arrivés à la gare.
On s'est quitté, j'savais pas si j'devais l'embrasser ou pas.
Je suis rentrée, j'étais décalquée avec ma pauvre heure de sommeil. Et c'est là que j'ai réalisé que j'devais encore tenir toute la nuit qui se présentait le soir-même, pour mon anniversaire. (ce que j'ai réussi à faire à coup de vin et de résine. La soirée était presque parfaite-y'avait pas Drake!).

Face à Christie, j'étais impassible. Comme si. Mais ouf, elle est pas restée toute la soirée.

Maintenant, j'ai l'impression que les rôles s'inversent. Je vois notre relation comme quelque chose de purement sexuel, je peux coller une représentation sur le mot baiser.
Et lui, depuis qu'on s'est quitté, m'inonde de messages pour me dire qu'il aurait voulu que ça ne s'arrête pas, que je l'ai trop fait craqué avec mes caresses, que je le perturbe dans sa tête, et que je suis à peine la deuxième fille qui lui fait cet effet depuis un moment ( = des années, à mon avis ...). Il veut revenir chez moi, il veut qu'on se revoit.
J'avoue avoir guetté mon portable toutes les dix minutes aujourd'hui, et m'être remémoré des moments, à en être complètement excitée, mais je m'attendais pas à cette tournure des choses. De mon côté, après ce qu'il s'est passé, j'ai collé l'étiquette  "histoires d'un soir" sur notre relation. Et j'sais pas vraiment c'qu'il en est pour lui. Il s'emporte, sûrement.
En fait, quand j'y pense, j'ai toujours pas réalisé ce qu'il s'est passé. Comme si c'était .... l'histoire de quelqu'un d'autre.
Par Cochaoïne
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 12:40
Il le fallait.
Une nuit de plus de 12h.
On se cherche, on se repousse, on a pas le droit, mais on en a envie.
Des caresses, des baisers, des regards, interrogateurs.
Faut-il, ne faut-il pas, on se sert, se lâche, on est perdus mais on se retrouve à chaque fois. La tension est palpable, nous tremblons, que faire, y aller, ou pas.
Le train, il ne faut pas rater le train.
Il rate le premier, il rate le deuxième, nous sommes dans les vaes, dans l'osmose, on commence à ne plus en pouvoir. On y est presque, on est au bord du précipice, on se lance, un peu, on arrête, il faut avoir le train.

Et ce soir, je vais devoir sourire à celle qui partage sa vie.
Par Cochaoïne
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